1/2
Leader du 
financement automobile

Le parcours de deux multi entrepreneurs qui ont compris que le yacht est un lieu insolite qui doit être mis au service des entreprises.

En 1979, après des études supérieures en mathématiques et en informatique, Pierre Planade (alors âgé de 22 ans) cofonde une entreprise spécialisée dans la micro-informatique au service des professions libérales. Un concept innovant à l’époque ! Depuis, il a créé de nombreuses entreprises – toujours en anticipant les mutations d’un monde en perpétuel changement.

Innover en mettant l’humain au cœur de l'entreprise

 

Il est fasciné car « les business modèles et les schémas commerciaux évoluent toujours moins vite que le monde dans lequel ils émergent. » Dans ce contexte, il constate que « la rentabilité devient de plus en plus difficile à atteindre pour un grand nombre d’entreprises. » Il a acquis la conviction que pour émerger, il faut se démarquer : une nouvelle approche, une formule inédite, voire même une philosophie novatrice.

Alors que les outils numériques lui permettent de dématérialiser l'infrastructure commerciale, Pierre choisit toujours de mettre l’humain au cœur de sa stratégie d’entreprise – quelle que soit l’entreprise.  Aujourd’hui il affirme que « c’est en réduisant le coût des forces commerciales tout en créant un solide esprit d’équipe » qu’il a réussi.

Leader du financement automobile pour les professionnels

 

En 2006, après deux années de réflexions, Pierre et son épouse Véronique créent Pilauka, une société de location longue durée (LLD) de véhicules automobiles à des professionnels : TPE, PME, TPI, professions libérales, commerçants et artisans. Leur stratégie : dématérialiser complètement l’infrastructure commerciale pour minimiser les coûts de fonctionnement, en misant fortement sur ce qu’ils appellent « Le Relationnel Humain » (LRH). Grâce à une négociation participative et intelligente, ils ont su obtenir des conditions qualifiées de « jamais vues auparavant » de leurs partenaires constructeurs automobiles.

En 2006, la LLD vers les professionnels ne représentait que 10% des ventes de véhicules aux entreprises. La crise de 2008/2009 a été un tournant. Les TPE, professions libérales et PME ont découvert ce mode de financement, permettant au Groupe Pilauka de devenir leader de son secteur tout en dégageant une rentabilité supérieure à 45%. Malgré la totale dématérialisation de leur activité, Pierre et Véronique Planade ont réussi à développer un « LRH » de grande qualité autant avec leurs partenaires fournisseurs qu’avec leurs clients. C’est ce qui a permis plus de 40.000 voitures mises "à la route" jusqu’à la vente de la société en 2019 à un important distributeur automobile. Sans paradoxalement ne jamais « avoir ni rencontré un client, ni vu une seule voiture ». Véronique raconte : « Nous avions interdit à la force commerciale de se déplacer pour voir physiquement un client ! ».

Cultiver le relationnel humain

En 2009, en pleine crise financière, pour mieux développer leur "LRH" Véronique et Pierre décident d’investir dans une ancienne miroiterie industrielle à Montpellier. Ils façonnent le bâtiment à leur image : grands espaces, clairs, fleuris et chaleureux, finitions impeccables. C’est un environnement de travail de qualité pour leurs équipes commerciales, et aussi pour inviter leurs partenaires et leurs fournisseurs. Chaque rendez-vous, séminaire ou formation était préparé comme une réception amicale – un entre-soi chaleureux, qui avait du succès. Ils se souviennent : « On ne venait pas chez Pilauka, mais chez Véronique et Pierre. Certes, on travaillait mais surtout on passait un bon moment ensemble ! ».

Les chefs d’entreprise sont tellement convaincus de l’importance du « contenant », de l’endroit où un message (le « contenu ») est délivré, qu’il décident d’acheter un « lieu d’exception » pour démultiplier leurs actions. Ils se lancent à la recherche d’un endroit à la fois unique (pour créer un effet « waouh »), et beau (pour qu’on s’en souvienne) – organisé de façon à ce que les visiteurs s’y sentent bien jusqu'au point de se l’approprier. Après des dizaines de visites infructueuses de propriétés, domaines, ou châteaux viticoles, ils sont un peu découragés de ne pas avoir trouvé "le Lieu". Et puis un jour, assis en terrasse sur un port, ils ont le déclic : « Pourquoi ne pas passer de l’autre côté du quai !? » Ils viennent de réaliser qu’un superyacht satisfait 100% des critères de leur recherche. En 2018, ils achètent leur premier yacht, auquel ils donnent le nom de « OSE ».

Le yacht comme
un « lieu insolite »

Quand ils vendent leur société en 2019, Véronique et Pierre gardent leur yacht et décident de promouvoir activement l’idée qu’un navire est, en fait, un lieu à la fois d'exception et insolite où les entreprises peuvent accueillir leurs partenaires, leurs clients ou leurs fournisseurs. C’est la naissance du concept « OSE ».

Aujourd’hui, ils sont persuadés le confinement aura renforcé la prise de conscience des entreprises qui vont, à la fois, intensifier l’utilisation de la vidéoconférence et rechercher des lieux insolites pour les réunions en présentiel – pour cultiver leurs « LRH ». « Ces grands navires, symboles ultimes de la réussite économique, semblent hors de portée financière. Mais nous affirmons que les yachts sont la solution ultime pour générer au sein d’une entreprise une vraie politique de LRH – au-delà de leur image d'inaccessibilité. » Ils pensent qu’il reste un obstacle à franchir : faire évoluer l’image « bling bling » et festive des yachts – qui elle, ils en conviennent, n’est pas très « corporate ».

Pourtant, pour Pierre et Véronique (qui savent maintenant de quoi ils parlent), « le yacht est avant tout un concentré de technologie qui fonctionne grâce à un très fort savoir-faire artisanal. » Ils disent qu’il suffit de visiter la salle machine et la timonerie d’un yacht pour comprendre sa complexité technique. Avec leur capitaine, ils se plaisent à faire visiter le navire, à expliquer son fonctionnement et à répondre aux questions que suscitent ce lieu magique. Rien n’est tabou.

Pour les entrepreneurs, le yacht est « un endroit particulièrement chaleureux où il fait bon accueillir, et où règne une cohésion d’équipe exceptionnelle. » La culture d’entreprise ne se perd plus dans de grandes salles éclairées par la froideur des néons blancs, mais se renforce autour du bar, d’un salon polyfonctionnel, ou lors de savoureuses dégustations préparées par leur chef cuisinier à partir de produits locaux. La technologie est bien présente : wifi et sonorisation sur l’ensemble du Yacht, projecteur et écran, Apple TV, pour mieux travailler. Des activités relaxantes sont proposées à bord pour favoriser les interactions, les rencontres et la communication entre participants aux séminaires qu’ils organisent. Tout cela n’a rien de bling bling – ici on parle de valeurs et d’innovation.

Et à ceux qui disent qu’un yacht c’est cher, ils répondent simplement que « c’est un investissement. » Qui fonctionne fort bien - un chef d'entreprise ne se refait pas.

Propos recueillis en avril 2020 par Quentin Solmazian, Masterant à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) de Paris, qui prépare un doctorat en anthropologie économique : « le yachting au service de l’entreprise, en France et à l’international. »

Quai d'honneur, capitainerie de Saint-Tropez (83990)

Port des Marines de Cogolin (83310)

M : 06 60 18 53 92

© 2020 OKISS Holding  Mentions légales

  • White Facebook Icon
  • White Twitter Icon
  • White Instagram Icon